Devenir illustrateur : 5 étapes pour faire de sa passion un métier

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Faire du dessin et de l’illustration son métier est l’aspiration de bon nombre de passionnés. Pourtant, peu réussissent à transformer leur passe-temps en une profession permettant de payer les factures. Avec le temps, beaucoup renoncent, persuadés de ne pas avoir de talent ou désarmés face aux premières difficultés. Mais le talent n’est pas forcément inné : la créativité est en effet un exercice qui doit être pratiqué au quotidien.

Pour transformer sa passion en métier, l’illustrateur doit franchir plusieurs étapes importantes. Aujourd’hui, découvrons ensemble la feuille de route contenant des conseils pratiques pour devenir illustrateur.

1 – Le plus difficile est de s’y mettre

Tout travail créatif requiert une base solide. Il faut avant tout :

  • S’entraîner: pour devenir un expert dans son domaine, il faut s’exercer chaque jour afin de maîtriser l’anatomie, les couleurs et les compositions. Prendre des cours de dessin pour en apprendre les fondements peut être utile, mais ce n’est pas forcément né Il existe également plusieurs solutions en ligne, parmi lesquelles Skillshare qui propose des cours d’illustration en ligne dignes de ce nom donnés par des professionnels reconnus.
  • Choisir entre illustration numérique et illustration traditionnelle : peu importe, l’essentiel est d’expérimenter plusieurs techniques. Il faut savoir se « salir les mains », faire des erreurs et ré Une illustration finie vaut mieux qu’une illustration parfaite. Fixez-vous des objectifs (raisonnables), comme créer une illustration par semaine. Le livre How to Be an Illustrator constitue un bon point de départ.
  • Connaître ses aînés: outre l’illustration, il faut étudier les artistes contemporains, ainsi que les grands noms du passé afin de connaître les différents styles, et les techniques et possibilités offertes par ce mé Fifty Years of Illustration est un livre qu’il faut absolument avoir sur son bureau.
Page du livre « Fifty Years of Illustration », organisé chronologiquement – Crédits : Laurence King

 2 – Se comprendre soi-même avant de se faire comprendre

Après s’être forgé une solide base de connaissances techniques et avoir étudié différents artistes, il convient d’entamer un parcours, qui peut s’avérer long et tortueux, mais qui est absolument nécessaire. La première question essentielle à se poser est : qui suis-je ? La réponse est loin d’être simple, parce qu’on a souvent tendance à copier le style de ses artistes préférés, surtout au début.

Il est fondamental de trouver sa propre voie, certes influencée par ce que l’on a d’abord étudié, mais suffisamment unique pour personnaliser son travail, pour être reconnu et pour donner du caractère à ses illustrations.

C’est avec le temps qu’on découvre ses points forts, et en créant ce qu’on aime : illustrations pour enfants ? Sur le thème de la science-fiction, ou bien en s’essayant à plusieurs genres, tout en maintenant un style cohérent ? Cela permet de se faire connaître et de répondre aux objectifs marketing de magazines précis ou d’agences de communication. Le but n’est pas de se satisfaire en regardant ses illustrations, mais de comprendre les besoins des clients potentiels (journaux, revues, agences, événements) et de produire un travail qui fonctionne, qui raconte une histoire claire et émouvante une fois associée à un texte.

Tableau d’inspiration contenant différentes illustrations – Crédits : Candido Romano

3 – Façonner sa marque

De nombreux illustrateurs travaillent en tant que freelances, c’est-à-dire qu’ils doivent chercher des clients avec lesquels collaborer, mais aussi et surtout utiliser leur travail pour communiquer au mieux et être repérés. Être bon ne suffit pas, il faut avoir une vision claire de son œuvre pour pouvoir se faire remarquer par de potentiels clients, en ligne comme hors ligne.

Le « personal branding« , ce n’est pas seulement dresser sa liste de clients et développer son portfolio, deux activités secondaires, mais tout ce que fait l’illustrateur, ce qu’il écrit, ses goûts, sa personnalité. Voici quelques conseils et outils pour vous forger une forte identité :

  • Projeter une image sincère de soi: ainsi, vos followers et clients potentiels réussiront à se faire une idée réaliste de votre personnalité et de vos œ Faire du « branding » revient à se créer une réputation. En étant honnête avec les gens, on met toutes les chances de son côté.
  • Faire preuve de cohérence: dans le langage utilisé, dans son style, dans les sujets dessiné
  • Avoir une identité visuelle concrète: il vous faut un logo et un nom reconnaissables, ainsi que des cartes de visite (découvrez nos recommandations ici).
  • Se donner des objectifs à court, moyen et long terme: ceux-ci permettent de se concentrer sur la destination à « D’ici deux ans, je veux publier l’une de mes illustrations dans ce magazine ». Ce souhait ne se réalisera peut-être pas, mais il permettra de faire avancer les choses, par exemple en s’engageant à créer de nouvelles illustrations ou à contacter un directeur artistique spécifique. Toutes les expériences sont bonnes pour se donner l’élan nécessaire pour l’avenir. Qui plus est, ces objectifs peuvent être partagés (en ligne et hors ligne) afin d’apparaître proactif aux yeux du public.
Cartes de visite finitions deluxe du meilleur effet visuel et tactile – Crédits : Pixartprinting

4 – Promouvoir son travail hors ligne

Après avoir cumulé de l’expérience dans son domaine, choisi ses meilleures illustrations pour les présenter et identifié les types de clients avec lesquels on souhaite travailler, il est temps de passer à la phase d’acquisition. Durant cette étape, le but est de faire comprendre aux clients potentiels que l’on est prêt à prendre en charge la réalisation de leurs missions. Si l’on veut vraiment réussir dans ce métier, alors il faut se considérer comme un professionnel, c’est-à-dire chercher activement des missions, nouer des relations avec des clients, et gagner véritablement son titre d’illustrateur. Voici quelques conseils pratiques pour se faire connaître :

  • Créer son portfolio (et le présenter): cette étape fondamentale doit représenter au mieux votre style et vos idées, et contenir vos plus belles œ Pixartprinting propose par exemple d’imprimer vos revues, livres et catalogues. Les possibilités sont nombreuses, et il y en a pour tous les goûts. Imprimer votre portfolio de manière professionnelle est une étape essentielle.
  • Se faire connaître dans le milieu: participer à des salons et à des événements dans son secteur et développer ses contacts en rencontrant des gens peut se révéler très utile pour l’avenir. N’hésitez pas à sortir de votre bureau, et n’ayez pas peur de vous montrer pour ce que vous ê
  • Présenter son travail à des directeurs artistiques: établissez une liste de clients potentiels avec lesquels vous aimeriez travailler, et identifiez les responsables de publication. Il est nécessaire de bien connaître le domaine d’activité de l’agence ou du magazine auquel on propose ses services afin de savoir précisément quelles problématiques on peut aider à résoudre. Une méthode classique, mais toujours très utile, reste l’envoi de lettres de présentation imprimées, par exemple sur une petite fiche ou sur une carte postale illustrée pour annoncer sa disponibilité.
Formats, styles, dimensions : pour créer son portfolio, il y a l’embarras du choix – Crédits : Pixartprinting

 5 – Promouvoir son travail sur Internet

De nos jours, Internet joue un rôle fondamental en matière de promotion. L’important est de soigner jour après jour sa présence en ligne pour y voir son œuvre « fleurir ». Nous vous conseillons de créer un portfolio en ligne de vos illustrations, ainsi qu’un blog où faire part de votre parcours et de votre expérience, et qui vous permettra d’être facilement trouvable sur Google. Il est également important d’être présent sur au moins trois plateformes numériques :

  • Instagram: très utile et peuplée de directeurs artistiques à la recherche d’illustrateurs. Sur cette plateforme, les hashtags (par exemple, #art, #illustrationtoday, et bien d’autres) sont lé Puisqu’ils servent à donner de la visibilité aux illustrations, il convient de les utiliser avec parcimonie. Nous vous conseillons de vous créer un compte spécifique sur lequel vous présenterez activement vos œuvres. Suivre ses illustrateurs favoris (découvrez ici un moteur de recherche pour illustrateurs particulièrement utile) et publier régulièrement de nouveaux contenus peut être d’une aide considérable, tout comme montrer son admiration à d’autres artistes en commentant, sans exagérer, leur travail à partir de son compte Instagram professionnel. Ces commentaires doivent toutefois être constructifs, et ne pas être une simple série de messages marketing.
  • Facebook, Behance et Dribble: ces plateformes permettent elles aussi de se créer un profil et d’y présenter ses illustrations. L’important est de se monter actif et cohérent dans ses publications. N’hésitez pas à présenter votre travail, mais également votre processus de création. Outre vos dessins et illustrations, ajoutez donc un peu de contexte ayant conduit au résultat final, quelques esquisses ou encore une vidéo d’un dessin en cours de ré
  • E-mail: nombreux sont les directeurs artistiques qui préfèrent être contactés simplement par e-mail. Vous pouvez donc établir une liste d’e-mails et les envoyer aux directeurs artistiques en y joignant quelques exemples d’illustrations et des liens vers vos réseaux sociaux. Il existe aussi des solutions payantes proposant des bases de données de contacts, mais une simple recherche avec le mot-clé « Art Director » sur LinkedIn peut porter ses fruits. Bien évidemment, il faut connaître en détail l’entreprise ciblée avant de contacter son directeur artistique.
Instagram peut être un outil très utile pour se faire connaître – Crédits : Candido Romano

Ce n’est certes pas facile, et il ne faut pas s’attendre à un succès immédiat dans cette carrière. Il faut en effet beaucoup de patience, de travail et plusieurs années pour se construire une base technique solide et une clientèle digne de ce nom, mais la satisfaction finale en vaut la peine.

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